Le jour où j’ai accepté mon gros cul

Quand j’étais plus jeune, je rêvais d’un corps mince, sans formes. Je rêvais que tous les vêtements m’aillent. A l’époque, ma meilleure amie était une nana plutôt jolie, super mince (je me souviens qu’elle mettait des Levis en taille 27 tout en faisant 1m76) et sans une once de poitrine. Moi j’avais un corps tout en rondeurs, juste ce qu’il faut sauf que je ne le savais pas. On s’échangeait parfois nos fringues et irrémédiablement ça me faisait un gros cul. Je détestais mon corps, je détestais mon visage. Mon nez trop fort, ma petite bouche, mon menton en galoche. Je ne m’aimais pas. Et ce n’est pas le désert amoureux qui a marqué mon adolescence qui a arrangé les choses (et oui, quand on tombe amoureuse du mauvais garçon, ça se passe forcément mal).

Et puis je me suis disputée avec cette amie. J’ai rencontré de nouvelles personnes. J’ai oublié ce garçon. J’ai rencontré des garçons qui m’ont trouvée belle. J’ai commencé à m’aimer. Un peu.

Et puis j’ai rencontré Monsieur Farfalle. Lui qui n’était sorti qu’avec des filles sportives et donc musclées s’étonnait d’aimer mes courbes.

Et puis j’ai eu deux enfants. Et enfin mon corps de maman a commencé à me plaire. Pourtant, je pèse 7 à 8 kilos de plus qu’à l’époque où je me trouvais trop grosse. Mon ventre a vécu deux grossesses, ma poitrine deux allaitements, mes cuisses se sont encore arrondies.

Et pourtant, j’aime mon corps. Je sais que je suis gourmande, que j’aime manger. Je n’aime pas le sport et je n’ai aucune volonté.

A 31 ans, j’ose maintenant mettre des robes courtes, des vêtements moulants. J’ai des formes et je les assume à 100%. Je sais quels vêtements me vont, je suis parfois frustrée car certaines coupes ne me vont pas. Mais j’ai enfin accepté mes fesses. Par contre pour le nez, c’est pas encore gagné !

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