En octobre j’ai lu…

Ce mois-ci, j’ai lu 7 livres soit un de plus qu’en septembre. Mais vous le verrez, j’ai lu un des livres très TRES vite ^^

Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu

baiser malzieuxL’histoire : Un inventeur-dépressif rencontre une fille qui disparaît quand on l’embrasse. Alors qu’ils échangent le plus petit baiser jamais recensé, elle se volatilise d’un coup. Aidé par un détective à la retraite et un perroquet hors du commun, l’inventeur se lance alors à la recherche de celle qui « fait pousser des roses dans le trou d’obus qui lui sert de coeur ». Ces deux grands brûlés de l’amour sauront-ils affronter leurs peurs pour vivre leur histoire ?

Mon avis : Je n’avais pas accroché au style de la Mécanique du Cœur mais comme j’avais ce livre et qu’il était court, j’ai voulu le lire quand même. Et bien… Je n’ai pas accroché non plus. Ca part dans tous les sens, dans une sorte de poésie qui ne va pas du tout au roman. Vite lu, vite oublié. Je vais pourtant lire Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi pour voir…

80 notes de jaune de Vina Jackson (pseudo)

notes de jauneL’histoire : Prisonnière d’une relation en demi-teinte, Summer, violoniste passionnée, trouve refuge dans la musique. Elle passe ses après-midi à jouer Vivaldi dans le métro londonien. Un jour, son instrument est détruit et elle reçoit un message d’un admirateur secret. Dominik, séduisant professeur d’université, se propose de lui offrir un violon en échange d’un concert… très privé. Dominik et Summer se jettent alors à corps perdu dans une liaison sulfureuse aussi imprévisible qu’excitante. La jolie violoniste laisse libre cours à des pulsions interdites et s’abandonne enfin à la passion. Elle va bientôt découvrir qu’il n’y a pas de plaisir sans souffrance…

Mon avis : j’ai pour le coup vraiment lu ce livre par hasard. J’avais fini le livre de Mathias Malzieu et c’est le seul livre que j’avais sous la main ce jour-là. Entre le titre qui fait inévitablement penser au nanar 50 nuances de Grey et la référence à la couleur jaune qui m’a fait penser à un délire scato, c’était mal barré… Au final, il se lit plutôt facilement, le style étant bien meilleur (ou mieux traduit) que 50 nuances. En revanche, certaines scènes m’ont mise franchement mal à l’aise (et il m’en faut beaucoup) car si l’héroïne est bien moins cucul la praline qu’Anastasia Steele, elle se laisse porter par les événements jusqu’à basculer dans la domination la plus atroce. Ce que Summer subit (et se laisse subir) s’apparente plus à de l’esclavagisme sexuel et va même jusqu’au viol. Toute la partie où elle est à New York m’a laissé un goût amer. Pas sûre de lire les deux tomes suivants…

La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker

harry quebertL’histoire : À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon avis : Alors. Comment dire. C’est long. Très. Le début se lit facilement, et puis –quand on lit comme moi sur liseuse- on commence à s’ennuyer et là, on voit 27%… J’ai un peu de mal à comprendre comment ce livre a reçu le prix de l’Académie Française. Pour être très honnête, j’ai eu l’impression par moment de lire un sous Twin Peaks. Les personnages sont caricaturaux, le style est plat, l’histoire d’amour est chiante… Et le premier rebondissement vers la fin, qui arrive enfin… Et bien je n’y crois pas. Ma lecture n’aurait pas été aussi laborieuse, je serais revenue en arrière pour m’y attarder. Et le dénouement enfin. Mouais…

Les gens heureux lisent et boivent du café de Agnès Martin-Lugand

les gens heureux lisentL’histoire : Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux.  » Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son cœur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule. Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…

Mon avis : j’ai commencé ce livre par hasard, sans connaitre l’histoire, juste parce que j’aimais bien le titre. Et j’ai aimé. Vraiment. Alors oui, c’est bourré de clichés : le meilleur pote homo à la sexualité débridée, le bel irlandais sauvage, l’ex qui débarque de nulle part,… Mais malgré ça, j’ai accroché et j’ai dévoré le bouquin en moins de 24h. J’ai eu les larmes aux yeux, je suis arrivée trop vite à la fin, un peu déçue ^^

Deux petits pas sur le sable mouillé de Anne-Dauphine Julliand

livre leucodystrophieL’histoire : Tout commence sur une plage, quand Anne – Dauphine remarque que sa fille marche d’un pas hésitant. Après une série d’examens, les médecins découvrent que Thaïs est atteinte d’une maladie génétique orpheline. Elle vient de fêter ses deux ans et il ne lui reste que quelques mois à vivre. L’auteur lui fait alors une promesse :  » Tu vas avoir une belle vie. Pas une vie comme les autres, mais une vie dont tu pourras être fière. Et où tu ne manqueras jamais d’amour.  »

Mon avis : un livre magnifique. On suit la fin de vie d’une petite fille mais à aucun moment on ne se sent voyeur ou mal à l’aise. C’est un livre empli d’amour et paradoxalement d’optimisme. Ces quelques mots prononcés par un médecin : « Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie. » Plus d’une fois, j’ai eu les larmes aux yeux, plus d’une fois, je me suis projetée et je suis admirative de cette famille. Le style est là, l’écriture est fluide, jamais pleurnicharde, l’auteur reste digne et l’amour est toujours présent.

Central Park de Guillaume Musso

central park mussoL’histoire : New York, huit heures du matin. Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l’un à l’autre sur un banc de Central Park.  Ils ne se connaissent pas et n’ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin. Impossible ? Et pourtant…

Mon avis : Après mes deux dernières lectures particulièrement tristes, je voulais du facile à lire, du léger. Un Musso était donc idéal pour ça ! Sauf que l’histoire personnelle de l’héroïne est lourde, très lourde et qu’au final, ça n’était pas une lecture si légère que ça… Mais bon, ça se laisse lire (je l’ai commencé un matin et fini le soir même!), l’histoire avance bien jusqu’à la fin, complètement abracadabrantesque…

 

 

 

La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon

nadiaL’histoire : Retraçant le parcours d’une fée gymnaste, qui, dans la Roumanie des années 1980 et sous les yeux émerveillés de la planète entière, vint, en son temps, mettre à mal guerres froides, ordinateurs et records, ce roman est le portrait d’une enfant, puis d’une femme, évadée de la pesanteur, sacralisée par la pureté de ses gestes et une existence intégralement dévolue à la recherche de la perfection.

Mon avis : Je n’étais pas née en 1974, quand Nadia Comaneci a obtenu son fameux 10. Mais j’ai lu avec intérêt cette histoire romancée, entre la biographie et le témoignage. Le portrait de la petite fille qui devient femme, coincée dans cette image de lolita gravée dans les mémoires, les inlassables entrainements, jusqu’à la limite de son corps, le corps qui change à la puberté, les privations pour atteindre et garder un objectif… C’est passionnant. Et puis, intrinsèquement mêlée à la carrière de sportive de Nadia Comaneci, il y a l’histoire de la Roumanie dans les années 80. Je me souviens qu’en 1989, malgré mon jeune âge, j’avais suivi la chute des Ceaușescu et j’ai apprécié de pouvoir suivre l’évolution puis le déclin du Conducător mais aussi la façon dont les roumains percevaient leur quotidien qui nous semble si triste à nous, gens de l’Ouest.

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