L’âge de raison

Ça fait des semaines que tu nous en parles. Bientôt l’âge de raison, l’âge où tu n’auras plus peur de rien, l’âge où tout sera facile, un peu magiques ces 7 ans. Tes plus proches copines les ont fêtés les unes après les autres et tu te languissais d’avoir toi aussi cet âge si particulier. Hier soir, avant de te coucher, tu me l’as répété « Je dors et quand je me réveillerai, j’aurai ENFIN 7 ans ».

Je le dis chaque année et je le dirai encore longtemps mais le temps passe si vite. Je revois encore ton petit corps chaud posé sur moi, ton nez en trompette et les oreilles de ton papa. Je revois tes premiers pas, j’entends à nouveau tes premiers mots et puis je te regarde et j’admire la formidable petite fille que tu es devenue.

Je vois ta progression depuis que tu es en CP, des premières phrases tracées maladroitement aux histoires que tu aimes écrire dans tes carnets. Je me souviens des premières lectures pour lesquelles tu peinais et t’énervais, je te vois maintenant me tanner pour lire l’histoire du soir. J’aime te voir prendre un livre et t’installer dans le canapé pour lire. Et c’est avec une dizaine de livres dans ton lit que tu t’endors, après avoir lu (trop longtemps).

Ce week-end, je t’ai vu sur ton vélo, toi la petite fille peureuse, prendre la descente devant chez Mamie et Papy à fond la caisse en riant aux éclats.

Je revois la toute petite fille qui montait pour la première fois sur un poney, cette étincelle dans tes yeux, la peur qui s’est évanouie à la seconde où le poney a commencé à marcher. Je te revois presque 5 ans après, avec tes livres sur les chevaux, tes petites figurines qui ne te quittent pas, même pour aller à l’école. A la rentrée prochaine, tu voudrais commencer l’équitation, j’espère ne pas te décevoir et trouver un moyen pour que tu puisses y aller.

Depuis peu, tes goûts musicaux ont évolué. La période « Libérée, Délivrée » est passée (en même temps, elle a duré si longtemps!!) et tu t’es découvert une passion pour Julien Doré. Tu écoutes ses chansons, tu regardes des documentaires et des concerts, tu connais ses chansons par coeur (et tu les chantes souvent en yaourt). Et tu dis en gloussant que tu le trouves très beau (tu as bon goût ma fille ^^).

Tu t’intéresses à mille choses, tu décortiques, tu analyses et parfois tu me surprends par tes raisonnements. Tu veux apprendre à parler anglais, à parler espagnol, à parler arabe et aussi allemand. Tu me demandes de t’écrire des opérations pour les faire ensuite comme un jeu.

Tu veux faire comme moi, apprendre le crochet mais tu n’y arrives pas alors pour l’instant, on se contente des choses un peu simples, du canevas, des bracelets de fils. Le crochet, on verra ça dans un an ou deux.

Mais derrière cette grande fille qui dépasse d’une tête toutes ses copines, il a encore une toute petite fille.

Cette petite fille qui ne s’éloigne jamais très loin de moi.
Cette petite fille qui me dit pendant de longues minutes chaque soir alors que je viens de descendre les escaliers « Maman je t’aime, bonne nuit, à demain » encore et encore.
Cette petite fille qui aime son frère autant qu’elle le jalouse. Qui est en besoin d’affection incessant.
Cette petite fille qui a encore peur de plein de choses mais qu’on arrive à rassurer de mieux en mieux.

Ça n’est pas toujours rose, c’est parfois difficile. Mais après des années difficiles, on respire à nouveau.

Je me rends compte de la chance que j’ai d’avoir une petite fille comme ça.

Sensible, intelligente, drôle, malicieuse, chiante, compliquée, calme, patiente, attentionnée, altruiste, tu es tout ça à la fois.

Joyeux anniversaire ma princesse cavalière.

7 ans

(Sa jolie robe est une TroiZenfants)

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