Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est de ces classiques que je n’avais jamais lus. Et puis il y a quelques semaines, quand Harper Lee est décédée, je me suis dit qu’il fallait absolument que je remédie à ça.

Je m’étais inscrite pour participer à une lecture commune du livre en mars et je n’ai finalement pas pris le temps de le faire. Étant toujours abonnée à Audible, j’ai téléchargé le livre en version audio car il était lu par Cachou Kirsch dont j’avais apprécié la lecture du cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates. Mais sans que je sache vraiment pourquoi, j’ai eu énormément de mal à entrer dans l’histoire en version audio. J’ai trouvé l’écoute incroyablement longue et au bout d’une semaine, je n’en étais qu’à la moitié du livre. En revanche, j’aime vraiment la narration de Cachou Kirsch qui jongle entre les personnages de façon magistrale. N’étant pas de nature très patiente, j’ai abandonnée son écoute au profit de la version ebook vers la moitié du livre. Et je l’ai finie en moins de 24 heures!

L’histoire : Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.

J’ai vraiment aimé le fait que le livre soit du point de vue d’une enfant car l’histoire est du coup totalement sans fard. Même si lorsqu’elle raconte elle est plus âgée, elle raconte ses souvenirs tels qu’elle les a vécus. La fillette, Jean Louise Finch, surnommée «Scout» a entre 6 et 9 ans et elle est inspirée de l’auteure. Elle est très intelligente, avec une réflexion que beaucoup d’adultes pourraient lui envier, parfois même on peut dire que ça n’est pas plausible, c’est le seule bémol que je mettrais. Et en même temps, elle est extrêmement innocente dans sa vision de ce qui l’entoure.

Avant tout, ce livre est un portrait de la société raciste et ségrégationniste du sud des États-Unis. Si l’histoire du livre se passe dans les années 30 et qu’il a été publié dans les années 60, lorsqu’on le lit, on ne peut pas s’empêcher de se dire avec tristesse que les choses n’ont pas tant évolué que ça. Le racisme est toujours bien présent aux États-Unis (et pas que)…

Le roman a obtenu le prix Pullitzer en 1961, et a été adapté au cinéma l’année suivante par Robert Mulligan avec Gregory Peck dans le rôle d’Atticus Finch (en français le film s’intitule Du silence et des ombres) et j’ai d’ailleurs très envie de le voir. Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur se vend à environ un million d’exemplaires par an aux États-Unis pour un total de 30 millions à ce jour, c’est fou! Pour beaucoup d’américains, ce livre est même considéré comme le plus influents après la Bible.

J’ai apprécié les deux versants de ce livre. Tout d’abord la vie d’une petite ville d’Alabama, comment les habitants vivaient, leurs relations… Et puis évidemment la partie la plus dure, celle du procès et de ce qui en découle. J’ai vraiment adoré ce livre, j’ai été plongée dans l’histoire (en version livre et pas audio) et j’ai aimé le ton et la morale de l’histoire.

A noter que si Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est longtemps resté le seul livre publié par Harper Lee, une suite a été publiée en 2015 et s’appelle Va et poste une sentinelle. Malheureusement, elle semble bien moins bien que le premier tome (ce qui explique sans doute pourquoi elle n’a pas été publiée avant d’ailleurs).

Rendez-vous sur Hellocoton !

3 Comments

  1. Maricé

    25 avril 2016 at 10 h 43 min

    En fait, la « suite » avait été proposée en premier par Harper Lee à son éditeur, qui lui a demandé d’écrire plutôt une histoire quand Scout est plus jeune. Harper Lee l’a gardée cachée pendant presque 50 ans, et certaines mauvaises langues sous entendent que, âge aidant, elle avait été convaincue de le mettre à jour. Il est moins naïf que l’oiseau moqueur, et l’image de héros du père est écornée….
    Bonne journée!

  2. Ma semaine 17/52 en 2016 - Mademoiselle Farfalle

    1 mai 2016 at 19 h 42 min

    […] semaine, je vous ai parlé de “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur”, je vous ai emmené en balade à New York, je vous ai parlé de ma routine beauté du moment, de […]

Leave a Reply