[Lecture] Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi

Quand une blogueuse sort un livre, c’est toujours un événement. Le jour de sa sortie (et même avant car les VIP ont reçu le livre en exclu), la blogo et les réseaux sociaux ne parlent que de ça. Mercredi n’a pas fait exception à la règle.

Le livre de Ginie était partout et je ne peux même pas imaginer le bonheur que ça a pu être pour elle. Et comme à chaque fois je me dis qu’il faudrait vraiment que je me sorte les doigts du cul et que je couche sur papier les dizaines d’histoires que j’ai en tête.

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait où on ne l’attend pas ?
C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.
C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur.

C’est toujours compliqué de faire la « critique » d’un livre de blogueuse parce qu’on est à peu près sûr que l’auteur va la lire. Et que nos propres lecteurs vont aussi la lire. Alors il faut être encore plus honnête que d’habitude. Qu’on l’aime, qu’on le trouve sympa ou qu’on le déteste.

Le premier livre de Ginie, je l’avais bien aimé. Mais ça n’avait pas été un immense coup de coeur. Je l’avais qualifié de livre Feel Good car en le lisant, on passe un bon moment. Mais je n’avais pas été aussi dithyrambique que les autres blogueuses qui en avait parlé.

En lisant Le premier jour du reste de ma vie j’avais beaucoup vu Ginie, ses références, ses goûts… En lisant Tu comprendras quand tu seras plus grande, je me suis vue, moi.

Je ne saurais pas vous expliquer ce que j’ai ressenti, ni pourquoi, ni comment. Mais il y a dans ce livres des choses qui me rappellent ma vie, mes angoisses, mes peurs… Ma relation avec mon papa (je ne vous en dis pas plus mais j’ai pleuré à ce sujet en lisant le livre), ma Mamie adorée, Alzheimer, le temps qui passe, les histoires de famille… Contrairement à Julia, l’héroïne de l’histoire, j’adore les personnes âgées, je les trouve attachantes même quand elles sont infectes à l’image de Léon. J’ai adoré cette brochette de belles vieilles personnes, un peu à l’image des personnages de Quelqu’un pour qui trembler de Gilles Legardinier.

Après une lecture difficile et laborieuse (dont je vous parlerai dans mon billet récap des lectures de mai), j’avais besoin d’un livre comme celui de Ginie. Je peux vous le dire cette fois, je l’ai adoré.

Pour tout vous dire (j’espère que personne du boulot ne viendra pas ici :p) je l’ai acheté mercredi matin, en format ebook, alors que j’étais au boulot. Je me disais que je le lirai le midi pendant ma pause déj. Et puis après l’avoir commencé, je n’avais pas envie de le lâcher. Et puis il faut dire que mercredi après-midi, au boulot, c’était très (trop) calme. Alors j’ai ouvert mon Kobo et j’ai commencé à lire discretos. Discretos jusqu’au moment où un des personnages sort cette phrase fabuleuse : « Si les rues étaient pavées de bites, elle se déplacerait sur le cul ». Pardon. Mais ça me fait juste hurler de rire ce genre de phrase. Hurler de rire au boulot donc. On repassera pour la discrétion.

Je suis rentrée du boulot en métro, et je l’ai lu. J’ai séché la boxe, je me suis mise dans le canapé, et je l’ai lu. J’ai couché vite vite les enfants et je l’ai fini. J’avais mis 5 loooongs jours à lire les aventures inintéressantes d’un mec qui se bourre la gueule dans une cabane de Sibérie et en quelques heures, j’avais dévoré ce livre.

Je ne suis pas du genre à être dithyrambique (j’aime bien ce mot, vous avez remarqué?) mais là, je n’ai qu’une chose à vous dire : lisez ce livre. Il m’a touchée au coeur, il m’a fait rire, il m’a fait pleurer. S’il fallait encore une preuve que Virginie Grimaldi est une auteur de talent, la voilà. Bravo Ginie, essai transformé!

Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi – paru le 4 mai 2016 aux Editions Fayard

tu comprendras quand tu seras plus grande
J’aime bien les signes. Et regardez ce que j’ai vu dans le livre que je suis en train de lire 🙂
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