[Cinéma] Les figures de l’ombre de Theodore Melfi

Hier soir, je suis allée au cinéma voir un film qui me bottait bien depuis sa sortie : « Les figures de l’ombre » de Theodore Melfi, un film tiré de faits réels.

Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn.

Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran

Les Figures de l'ombre : Photo Taraji P. Henson

Je connaissais plus ou moins l’histoire de Katherine Johnson qui est une des femmes que je prends pour modèle pour la Miss quand elle s’interroge sur son avenir dans les sciences (je vous en reparlerai sans doute). En revanche, je ne connaissais pas l’histoire de Dorothy Vaughn  et Mary Jackson et j’ai trouvé passionnant de la découvrir.

Pendant les deux heures de film, on passe un bon moment qui a le mérite de mettre la lumière sur trois femmes d’exception trop peu connues. Le déroulé de l’histoire est plutôt classique et l’histoire franchement romancée (un peu trop parfois quand on s’intéresse à l’Histoire plus qu’à l’histoire). Les trois actrices portent leurs personnages avec talent et leu jeu aide grandement à passer un bon moment. Leur dynamisme et quelques ressorts comiques font de ce biopic un feelgood movie alors qu’une mise en scène moins policée en aurait fait un film fort et vraiment intéressant. Si la ségrégation est bien présente tout au long du film, j’ai parfois un peu regretté l’absence d’implication politique du discours et le côté comique induit par certaines situations.

Les Figures de l'ombre : Photo Glen Powell, Octavia Spencer, Taraji P. Henson

Dans l’ombre (avec un jeu de mot du titre original qui passe à la trappe dans la version française), ce sont elles (Katherine Johnson, surtout) qui calculent la trajectoire de John Glenn, le premier Américain à entrer dans l’espace en 1962. C’est lui qui restera dans l’histoire tandis qu’elles seront bien moins connues parce qu’elles étaient femmes et parce qu’elles étaient noires. Taraji P. Henson, Olivia Spencer et Janelle Monae font de leurs trois personnages des femmes magnifiques, drôles et sympathiques auxquelles on ne peut que s’attacher.

Autre point très positif : la BO orchestrée par Pharell Williams qui est vraiment très chouette!

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