The Handmaid’s Tale – Le roman et la série

Depuis plusieurs semaines, j’ai envie de lire le roman The Handmaid’s Tale (La servante écarlate en français) car tous les avis que j’ai pu en lire étaient unanimes.

De plus, avec la sortie de la série (et des avis encore dithyrambiques), je souhaitais lire le roman avant de la voir. J’ai donc emporté le roman sur ma liseuse pendant nos vacances.

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred,  » servante écarlate  » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler…

J’ai commencé le roman le soir où nous avons visité le Square Temple de Salt Lake City et je dois avouer que ça m’a fait bizarre. Après avoir entendu une jeune femme m’expliquer que les femmes n’avaient pas de pouvoir ni de fonction supérieure dans la société mormone puisqu’elles avaient l’immense devoir de faire des enfants, l’histoire a eu une raisonnance particulière.

Dans une Amérique où des femmes doivent dans certains états prendre une assurance spéciale pour pouvoir se faire avorter en cas de viol, quand l’avortement lui-même n’est pas totalement interdit, il est très facile de se projeter dans un futur semblable pas si lointain. C’est assez fou de se dire que ce roman a été écrit en 1985 mais que Margaret Atwood à l’époque, a si bien su retranscrire un monde qui pourrait être le nôtre dans les années à venir. J’ai vraiment aimé le ton du récit, froid et très factuel, qui tranche énormément avec ce que l’on ressent à la lecture.

J’avoue que je suis sortie un peu secouée de cette lecture.

Photo Elisabeth Moss, Madeline Brewer

Photo Alexis Bledel

Photo Elisabeth Moss

Photo Joseph Fiennes, Yvonne Strahovski

A notre retour de vacances, l’homme m’a parlé de la série et des bons échos qu’il en avait eu. Et, une fois n’est pas coutume, c’est tous les deux que nous l’avons regardée. Lui n’avait pas lu le livre et a donc découvert l’histoire au fil des dix épisodes.

J’ai vraiment beaucoup aimé la série que je trouve complémentaire du livre. En effet, la série développe beaucoup plus l’intrigue que ce soit pour savoir comment on en est arrivé là ou ce que deviennent les personnages. Les acteurs sont tous épatants, à commencer par Elisabeth Moss qui incarne Ofred/Defred à la perfection. C’est un plaisir de retrouver Samira Wiley (OITNB) et Alexis Bledel (Gilmore Girls) que j’aime beaucoup.

D’habitude, je n’aime pas les films/séries au rythme trop lent. Ca m’ennuie. Pourtant cette fois, cela ne m’a pas dérangé. Ofred vit en quasi recluse, sa journée n’étant rythmé que par ses éventuelles sorties pour les courses ou liées à sa vie de servante. Pour autant, on ne s’ennuie pas une seconde et autant la musique que la lumière jouent à donner à la série une atmosphère particulière, sombre et oppressante.

Je ne peux que vous conseiller de lire le roman puis de regarder la série (en trois soirs c’est bouclé).

Je vais clore ce billet avec une citation qui débute la série et que je trouve très parlante en ces temps incertains.

Simone de Beauvoir : “N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis.”

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