Être la maman d’une préado

Être la maman d’une préado

23 janvier 2019 6 Par mademoisellefarfalle

Ça arrive d’un coup, sans qu’on s’en rendre vraiment compte…

On accouche laborieusement d’un gigot de 3kg et un jour elle commence à vous piquer vos baskets pour aller faire du sport. Entre les deux, il y a sans doute eu une faille spatio-temporelle.

Samedi dernier, nous sommes allées visiter son futur collège, celui où elle ira à la rentrée prochaine. Elle en est sortie ravie mais aussi un peu inquiète. Elle devra y aller seule et gérer un emploi du temps plus complexe que celui qu’elle a aujourd’hui. Commencer les cours à 8h, changer de salle, changer de prof, risquer d’être séparée des copines car il y a six classes de 6e… Tout ça est un peu compliqué et ça la travaille beaucoup.

Je n’ai pas vraiment de souvenir de mes dix ans et demi. J’étais sans doute pareil qu’elle, sans doute un peu plus “bébé”. Souvent, la communication est compliquée. Les affres de l’adolescence sont durs à gérer pour les parents, je ne vous dis pas comment on galère avec les affres de l’adolescence d’une zébrelle. Tout devient conflictuel en ce moment et si pendant un temps on a un peu soufflé, c’est reparti. Et c’est épuisant.

Et puis il y a le corps qui change et les questions qui se posent. Je réponds à tout avec patience et (je l’espère) pédagogie. La crainte des premières règles qui arriveront forcément trop tôt est dans le top des priorités. Elle est au courant de ce qui va se passer, elle a une petite trousse renfermant le nécessaire au cas où mais pour autant, ça lui fait peur.

Vous aurez sans doute remarqué que je ne publie plus beaucoup de billets de ce genre. Sur elle, sur sa vie. Quand je le fais, comme aujourd’hui, c’est avec sa bénédiction. On parle souvent des parents blogueurs qui font leur beurre sur le dos de leurs enfants. Depuis toujours, mon but sur mes différents blogs, c’est de partager et d’échanger. Désormais, quand je partage des moments qui la concernent, je lui demande l’autorisation. Souvent, elle refuse. Parfois, elle dit oui. C’est son choix, je le respecte.

Nous entamons le difficile chemin qu’est la vie de parents d’ados. Qui commence de plus en plus tôt et termine de plus en plus tard. Un chemin semé d’embuches et de difficultés. On va s’employer à ce qu’il soit le plus dégagé possible. On y croit.

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