Mes lectures de 2022 #1


Ciné - Lecture - Télé - Musique - Séries / jeudi, janvier 20th, 2022

Après près de 100 numéros de mes dernières lectures, j’ai décidé en 2022 de les ranger un peu. Ainsi, voici le premier numéro de mes billets lectures pour 2022.

Pour ce nouvel opus, je vous présente cinq nouvelles lectures qui entrent presque toutes dans mon challenge lecture.

Kiki de Montparnasse de Catel et Bocquet
Catégorie 11 : Un livre qui met en scène un artiste

Dans le Montparnasse de bohème et de génie des années 1920, Kiki réussit à s’extraire de la misère pour devenir l’une des figures les plus charismatiques de l’avant- garde de l’entre-deux-guerres. Compagne de Man Ray auquel elle inspirera ses photos les plus mythiques, elle sera immortalisée par Kisling, Foujita, Per Krohg, Calder, Utrillo ou Léger. Mais si Kiki est la muse d’une génération qui cherche à évacuer la gueule de bois de la Grande Guerre, elle est avant tout une des premières femmes émancipées de ce siècle. Au-delà de la liberté sexuelle et sentimentale qu’elle s’accorde, Kiki s’impose par une liberté de ton, de parole et de pensée qui ne relève d’aucune école autre que celle de la vie…

Mon avis : Pour cette première lecture de l’année, c’est une multitude d’artistes qui apparaissent dans cette biographie sous la forme d’un roman graphique. J’avoue que je connaissais assez peu la vie de Kiki de Montparnasse (si ce n’est la photo très connue dont est inspirée la couverture) et c’est donc une découverte totale pour moi. Après Josephine Baker et Olympe de Gouge, c’est la troisième biographie de Catel et Bocquet que je lis. Et comme toujours c’est super intéressant! J’ai fait quelques découvertes d’artistes qui m’étaient inconnus et maintenant, j’ai très envie de lire l’ouvrage consacré à Alice Guy.

Note : 4 sur 5.
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Les sentiments du Prince Charles de Liv Strömquist
Catégorie 57 : Un livre dont la couverture comporte un élément météorologique

Bande dessinée militante qui alterne fiction et analyse documentée et met à mal les idées reçues sur la relation amoureuse en soulignant que cette dernière n’est qu’une cage fabriquée par les hommes pour maintenir les femmes dans un état de dépendance et de soumission. Cet album est un appel à la prise de conscience et à la libération.

Mon avis : c’est la troisième BD que je lis de cette autrice et on m’a dit plusieurs fois que c’est la meilleure. D’ailleurs, je n’ai lu que des avis dithyrambiques ce qui me fait me dire que je dois être une bien mauvaise féministe parce que… Ben je n’ai pas aimé du tout.
J’ai eu un peu la même sensation qu’en lisant I’m every woman c’est à dire que j’ai trouvé que c’était super négatif. Alors oui, j’imagine que c’est le propos même de l’autrice de mettre en avant des histoires négatives pour expliquer le relation amoureuse sous le prisme du patriarcat. Mais j’ai trouvé le trait un peu trop forcé et le propos parfois brouillon.

Note : 2 sur 5.
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Grandeur et Décadence de Liv Strömquist
Hors challenge

La finance qui règne sans partage, le gouffre qui ne cesse pas de se creuser entre richesse et pauvreté, la mainmise de la classe aisée blanche sur la culture et les médias, la gauche qui a renoncé à faire de la politique et l’a remplacée par un creux moralisme, les gargouillis identitaires… Liv Strömquist s’éloigne le temps d’un livre des thématiques des Sentiments du prince Charles et de L’Origine du monde pour brosser un portrait sans concession de nos chancelantes démocraties européennes. Si le sujet a changé, l’approche de l’auteure suédoise n’a pas bougé d’un iota : partant une fois de plus d’une galerie d’exemples bien choisis, l’analyse de Liv Strömquist est toujours documentée, brillante et – avant tout – extraordinairement drôle. Un manifeste politique limpide et humaniste, une lecture salvatrice dans cette époque confuse et agitée.

Mon avis : j’ai enchainé avec ce livre car j’avais emprunté les deux à la médiathèque. Liv Strömquist s’éloigne de son domaine de prédilection pour parler économie. Son analyse du lien entre classe sociale et déterminisme social (avec en premier plan sa propre expérience, serait-elle devenue artiste de BD si elle n’avait pas été une femme blanche de la classe moyenne? Sans doute pas) est super intéressante.

Note : 4 sur 5.

Les Miracles du bazar Namiya de Keigo Higashino
Catégorie 23 : Un livre avec plusieurs points de vue

En 2012, après avoir commis un méfait, trois jeunes hommes se réfugient dans une vieille boutique abandonnée dans l’intention d’y rester jusqu’au lendemain. C’est là que l’un d’eux découvre une lettre, écrite 32 ans plus tôt et adressée à l’ancien propriétaire, à la recherche d’un conseil. La boîte aux lettres semble étrangement connectée aux années 1980. Bientôt, d’autres lettres arrivent du passé. L’espace d’une nuit, d’un voyage dans le temps, les trois garçons vont changer le destin de plusieurs personnes, et peut-être aussi bouleverser le leur. Un miracle de roman fantastique, émouvant et profondément humaniste.

Mon avis : Keigo Higashino est un de mes auteurs préférés et ce roman est mon premier gros coup de coeur de l’année. Il délaisse ici son genre de prédilection, le polar, pour un roman fantastique très poétique. On y suit plusieurs personnages qui sont liés les uns aux autres par une boîte aux lettres qui traverse le temps. Comme toujours, c’est extrêmement bien construit et on comprend les connexions au fur et à mesure de la lecture. Une merveille !

Note : 5 sur 5.
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La valse des petits pas de Claire Renaud
Catégorie 18 : Un livre dont la couverture comporte un verre de vin

Un soir, dans un restaurant parisien. Une dizaine de couples, certains en devenir, d’autres au bord de la rupture, sont venus dîner.
Le temps d’un repas, les regards se cherchent, se fuient, les mains se frôlent, se retirent. Et chacun projette sur ses voisins une vie, miroir de ses propres fêlures et désirs inassouvis.
Une scène en apparence banale. Pourtant, ce soir, les convives jouent gravement leur partition à chacune des tables du restaurant.
Car à mesure que les assiettes se vident, des sentiments enfouis refont surface.
Des vérités éclatent. Les masques tombent.
Et chacun, d’une façon ou d’une autre, finit par payer l’addition.

Mon avis : dans l’ensemble, j’ai plutôt aimé cette lecture. Je vais commencer par le négatif c’est-à-dire le style d’écriture que j’ai trouvé parfois lourd et un peu… guindé. Je ne suis pas très fan des livres à l’écriture ampoulée et ça m’a parfois gênée. En revanche, j’ai aimé les histoires qui se mêlent et le fait que chacun des protagoniste a une image différente de ce qui se passe à la table d’à côté. Dans l’ensemble, ce fut une belle lecture.

Note : 3.5 sur 5.

Et vous, de belles lectures récemment à me conseiller?

5 réponses à « Mes lectures de 2022 #1 »

  1. Je lis pas mal de jeunesse en ce moment… bien aimé Soleil glacé de Séverine Vidal (handicap)
    sinon merci pour l’idée du bazar japonais, je viens de le réserver dans ma médiathèque, je ne connais pas l’auteur ce sera une découverte !

  2. J’adore les biographies alors suite à ton article, je viens de réserver la BD sur Kiki, merci pour l’idée ! Par contre Les sentiments du Prince Charles ne sont pas dans ma biblio, mais j’en ai réservé 3 autres de la même autrice du coup

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